De juin 2007 à mi-mai 2008, les préoccupations suscitées par les pertes sur prêts hypothécaires à risque (subprime) aux États-Unis n'ont cessé de s'amplifier, donnant lieu à des tensions financières généralisées. Ce qui apparaissait au départ comme un problème limité s'est rapidement étendu aux autres segments de la dette et aux marchés financiers en général, au point de provoquer des dysfonctionnements importants au sein du système. Une demande exacerbée de liquidité, conjuguée à des inquiétudes croissantes au sujet du risque de contrepartie, a créé des tensions sans précédent sur les grands marchés interbancaires. Parallèlement, dans les économies avancées, les rendements obligataires ont chuté, les investisseurs cherchant des valeurs refuges dans un contexte de craintes d'un ralentissement économique ; les actions se sont repliées, elles aussi, surtout dans le secteur financier. L'élément positif est venu des économies émergentes, qui, à la différence des précédents épisodes de faiblesse généralisée des actifs, ont fait preuve d'une plus grande résilience que les économies avancées.
Les turbulences se sont développées en six phases :